La Grande Plaine


Costume : Style mongol, les femmes et les hommes s’habillent de manière semblable.

Parler : Aucun accent ou attribut de langage

Coutumes : Société très axée sur la guerre et où la relation entre l’homme et la femme est très rude et entourée de rituels et de coutumes sévères

Gouvernement : Tyrannie consentie à la Jadawin par les Dhan.

Religion principale : Goetha, Fatah

Dirigeant : La Jadawin Ykust

Écu : Triskell celtique blanche sur fond vert

Clans importants: Tous les clans sont vus comme étant des égaux, chacun a une Dhan.

Capitale : La terre sacrée de Tlônay.

Conflit armé : Cette nation est en guerre avec les Royaumes du Grand Désert de Cymor.

Quelques détails :

Pour comprendre l’histoire des Figondes, il faut remonter bien avant l’unification des hordes sous l’égide des Jadawin, c’est-à-dire, peu avant l’établissement des Sensiths sur la Péninsule de Sacrès. À cette époque, la Grande Plaine était un territoire à peu près vierge, parcouru seulement par des tribus barbares. Nomades, ces groupuscules pérégrinaient sur cette plate étendue en fonction des déplacements des bandes de chevaux sauvages, pratiquement l’unique source de nourriture qu’offrait la région. Sans dénivelé notable, cette dernière s’offrant au vent sans défense aucune, le sol étant extrêmement pauvre, il était à l’époque extrêmement difficile d’y faire pousser quoique ce soit. Par conséquent, les famines étaient monnaie courante, et les conflits pour la possession des chevaux pratiquement journaliers.

Poussée par un hiver particulièrement rude à remonter vers le nord, il vint du territoire glacé à présent désigné comme celui du Royaume de Septente une horde de guerriers bien décidée à se conquérir un nouvel espace vital un peu plus clément. Ils reçurent le nom de Figondes. Ces derniers s’assujettirent bien vite quelques groupes de nomades. Ils s’adaptèrent aux techniques de combat à cheval, et se mirent en tête de défendre cette terre qu’ils appelaient désormais la leur. C’est alors que vinrent les Sensiths ayant survécus à l’hécatombe de l’Insurrection. Vifs d’esprit, empreints de l’ingéniosité et du désir de connaissance qui fait le renom des actuels Septs, les Figondes virent dans ces nouveaux-venus des véhicules de connaissance qui, par leur différence, pouvaient certainement s’avérer précieux. Ils proposèrent donc aux Sensiths une part du territoire adjacent au leur, la Péninsule de Sacrès, alors essentiellement composée d’un marécage impossible. Ils signèrent avec ces arrivants le Traité d’Amitié, assurant une terre et des protecteurs aux Sensiths, et une somme de provision, impressionnante pour l’époque, aux Figondes. Ces derniers n’avaient cure de savoir si leurs partenaires arriveraient ou non à remplir leur part de l’accord : ils ne perdaient rien, car ils donnaient un territoire dont ils n’avaient que faire, et ils avaient tout à gagner, car il se pouvait très bien que ces gens découvrent une manière d’exploiter ce territoire. Et de fait, les Sensiths réussirent à produire de la nourriture en quantité suffisante pour honorer leur parole. Or cette nourriture fut reçue dans la Grande Plaine comme une manne. Les Figondes ainsi émancipés des réquisits du rude climat, leur nombre accru par la possibilité de nourrir chacun, purent se lancer à la conquête des autres tribus, ce qu’ils firent facilement : après tout, ces ennemis avaient plus à gagner à se soumettre, car alors ils s’assuraient de pouvoir manger demain ! Cette unification des tribus fut établie par un système politique ferme, et garanti par le Traité d’Amitié avec Sacrès, qui faisait la force des Figondes.

Depuis ce temps, les Figondes ont toujours été en guerre avec leurs voisins – excepté la Péninsule de Sacrès bien entendu ! Et si la paix est aujourd’hui scellée par une alliance avec la Cité de Vérona, les relations demeurent difficiles avec le Royaume de Septente ainsi qu’avec le Territoire de Saor. Le plus récent conflit, qui dure encore à ce jour, a éclaté après que le Sultan des Royaumes du Grand Désert de Cymor ait décidé de retenir captive dans son harem la sœur de Jadawin Ykust, chef incontestée des Figondes. Alors envoyée en mission diplomatique, Kàtali ne revint jamais du Grand Désert, et tous les espions confirmèrent le fait qu’elle se trouvait à la Cour du Sultan. Il n’en fallut pas moins pour que la guerre ne soit déclarée. Aucune des deux nations n’a prévalu à ce jour, quoique les Figondes peinent à présent à maintenir leurs frontières étanches. Ni la Péninsule de Sacrès ni la Cité de Vérona ne sont pour l’instant engagées dans le conflit.
Mentalité des figondes :

Les Figondes constituent une société marquée par des conflits constants entre tribus pour les rares ressources. Chaque individu est élevé à donner le meilleur de lui-même dans les conflits et est appelé à contribuer à la survie et à la gloire du clan.  Hommes et femmes ne vivent que pour le bien du clan. Ne pas être à la hauteur quand vient le temps de défendre le clan revient à avoir échoué dans la vie. Or, le besoin de procréation et le besoin d’élever les enfants fait que la femme enceinte ou qui a des enfants ne doit pas aller combattre. Cet abandon du champ de bataille est un moment très difficile pour la femme qui doit laisser le destin du clan entre les mains des autres. C’est pourquoi elle ne prendra pas n’importe quel mari. Elle devra avoir la conviction que son époux saura prendre sa place au champ de bataille et qu’elle et le clan ne regretterons pas qu’elle soit restée à la chaumière lors d’un combat important. De plus, elle voudra s’assurer d’avoir le meilleur géniteur pour sa progéniture.

Ainsi, à la nouvelle lune, des Feux de Fertilité sont allumés dans tous les villages de la Grande Plaine. Alors, les hommes revêtent des masques et se dévêtissent, laissant aux femmes le soin de choisir leur mari. Le masque empêche donc que des couples reproducteurs soient formés par d’autres préoccupations que celle de produire les enfants les mieux constitués, puisque l’homme n’est choisi que pour ses attributs physiques.

Une fois que la femme s’est choisie un mari géniteur, elle le défie en duel pour vérifier son courage et sa force. Un homme qui arrive à vaincre une femme doit alors la marier. La Figonde restera avec son mari dans les campagnes militaires jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de son premier enfant. À ce moment, son mari la raccompagnera au village.

Dans la société Figonde, ce sont les femmes qui dirigent la vie au village et la politique. Ceci s’est fait avec le temps pour plusieurs raisons. Le devoir de les honorer dignement, le fait qu’elles soient généralement seules pour défendre le village pendant que les hommes combattent et surtout, les Feux de la Fertilité, durant lesquels l’homme apprend à respecter sa future femme dans un combat souvent très rude sont les raisons les plus évidentes.  Généralement, la Dhan, qui dirige le Clan, est la femme qui s’est montrée la plus difficile à conquérir lors des Feux de la fertilité. Elle garde ce titre tant que le clan va bien sous sa gouverne et que son mari lui fait honneur. Lorsqu’elle prend une décision qui s’avère très néfaste pour le clan ou qu’elle est déshonorée, elle cèdera généralement sa place à une autre. Il arrive cependant que certaines Dhan refusent de céder et qu’elles exigent d’être tuées en combat singulier par une prétendante. Souvent plusieurs prétendantes se lèveront et tous les combats se feront à la suite de l’autre, ce qui mène à la mort de la Dhan dû à l’épuisement après quelques combats.

Cette propension des femmes au combat a fait qu’une sorte d’équilibre s’est  bâti dans la société Figonde. Le mari de la Dhan, dirigeante du clan, sera le chef des troupes sur le champ de bataille. S’il est tué ou déshonoré, il sera probablement désigné comme étant un faible. Si un faible a réussi à vaincre la Dhan pour la marier, c’est qu’elle est aussi faible et elle devra donc abdiquer son titre. Le contraire est aussi vrai. Si la Dhan dirige mal de clan et se déshonore dans son rôle, son mari sera aussi désigné comme celui qui n’a su vaincre qu’une incompétente, et donc il sera vite remplacé à la tête des troupes.

Pour les autres femmes, elles peuvent se remarier si leur époux tombe au combat dignement. Advenant que leur époux soit mort en lâche, elles peuvent aussi se remarier mais leur nouvel époux devra laver l’honneur de sa femme en accomplissant une tâche très difficile décidée par la Dhan. Une Figonde dont le mari s’est comporté en lâche mais qui n’est pas mort peut le quitter. À ce moment, il sera banni et elle sera traitée comme une veuve de lâche jusqu’à ce qu’un homme lave son honneur. Généralement, les hommes plus faibles incapables de vaincre lors de des Feux de la Fertilité iront vers ces femmes déshonorées. Elles ont plus tendances à se laisser battre lors des Feux et à laisser la chance à ces hommes de se faire valoir dans l’épreuve d’honneur déterminée par la Dhan.

Depuis quelques décennies maintenant, les tribus Figondes ont mis leurs conflits de côté et ont commencé à s’unir. Les Dhan de chaque clan se rencontrent régulièrement pour orienter les tribus de la Grande Plaine dans la même direction. Suite à une longue joute entre elles, elles nomment aussi une Jadawin, qui a pour tâche de diriger tous les Figondes.

Il faut aussi souligner la susceptibilité des Figondes, qui a inspiré d’ailleurs le célèbre dicton : « Irritable comme un Figonde ».